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wolfgangfener

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Retenue et débordements [Jul. 23rd, 2008|08:55 pm]

myskha
[Current Location |Bureau jaune]
[Current Music |Tindersticks - Waiting for the Moon]

Mais où est donc passé mon beau stoïcisme? Eh oui, j'ai bien écrit « mon stoïcisme ». Certes, je n'imagine pas tromper qui que ce soit à ce propos. Le stoïcisme n'est pas le trait le plus marquant de mon caractère. Mes débordements sont si spectaculaires, quoique rares, qu'on ne me soupçonnerait pas l'ombre d'un stoïcisme. Et pourtant, on ne s'en rend pas compte parce que je maîtrise à merveille cet art à certains moments, mais j'ai appris à le développer dans certains domaines précis. Lorsqu'aucune discussion ne me semble possible et que je suis persuadée que les insultes plus ou moins volontaires d'autrui - souvent involontaires - ne devraient pas me faire sourciller, je ronge mon frein et je me tais. Hélas, il arrive que l'accumulation finisse par venir à bout de ma patience. Qu'on m'insulte est une chose, qu'on s'imagine que je ne m'en rends pas compte est une autre. Et moins que toute autre chose, ce que je ne tolère pas, c'est l'absence de solidarité... Qu'importe, je me suis assez emportée. Je redeviendrai impassible, même si l'épuisement rend la pratique du stoïcisme beaucoup moins facile.

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À mort la lassitude ! [Jul. 23rd, 2008|08:44 pm]

desir_obscur
Je dois vous avouer que je suis particulièrement habile pour me servir des irritants de ma vie et les transformer en texte. Aujourd'hui pourtant, je n'y arrive pas. On dirait que je suis lasse de l'horreur. Je crois que je devrai retourner à l'origine de l'effroi et recommencer à craindre. Il ne faut jamais céder à la lassitude. Je tiens à rester en vie! J'ai encore bien des parties de jambe en l'air enlevantes à vivre! Vous me direz que je vous sors du cheap Schopenhauer, mais vous savez, entre la souffrance et l'ennui, ça fait longtemps que je suis du côté de la douleur!

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Une peur véritable [Jul. 23rd, 2008|08:10 pm]

mmelovecraft
« Mais une chose est certaine : c'est ceux qui sont saisis d'une peur véritable devant la faute inéluctable du genre humain, sur eux et sur eux seuls, qu'on pourra compter pour affronter partout, sans crainte ni compromis, le mal dont les hommes sont capables et qui est sans limites ». Hannah Arendt, « La culpabilité organisée » (rédigé en novembre 1944).

Je ne pouvais pas m'empêcher de mentionner ma lecture récente de cet article d'Arendt. Ce fut un moment bref, mais marquant dans ma journée. Je venais d'éprouver un vif dégoût pour le genre humain. Ne vous en faites pas, ça ne me lâche jamais. J'éprouve souvent un pareil sentiment. Je suis habituée. Je n'établis pas de relation entre mon dégoût et la phrase d'Arendt. Elle ne parle pas du tout de la même chose. Son article défend le partage de la faute entre l'ensemble des êtres humains. En pleine guerre, alors que des Allemands lui disent avoir honte d'être Allemand, elle a souvent pensé répondre qu'elle avait honte de faire partie de l'humanité.

 
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Mlle Vinteuil et ses complices féminines [Jul. 23rd, 2008|10:53 am]

mmelovecraft
J'ai décidé de faire une très longue entrée sur les films de lesbienne. Je cherche souvent des trucs à ce sujet sur le net et je trouve que des listes de film décevantes. On parle souvent des mêmes films et on mentionne souvent des trucs mauvais. J'ai essayé d'inclure dans la liste des films dont on ne parle pas assez dans ce genre d'exercice. J'y suis plus ou moins arrivée. Ma liste manque beaucoup de films moins récents. Je vous explique la légende : ++ = mes préférés, + = les bons, o = mes plaisirs coupables, - = les horreurs.


++ Les larmes amères de Petra Von Kant (Bitteren Tränen der Petra von Kant, Die), Fassbinder, Allemagne, 1972
C'est le chef d'oeuvre de la liste! Le film de Fassbinder est un huis clos dans la chambre de Petra von Kant, une designer de mode, où elle reçoit une jeune mannequin pour qui elle s'enflamme. Les relations entre toutes les femmes sont cruelles. Petra von Kant, très méchante envers sa servante, devient l'objet de la cruauté de la mannequin qui utilise l'amour de von Kant pour mousser sa carrière. Un tel résumé ne rend évidemment pas justice à un film riche et complexe comme celui-ci. Les dialogues sont d'une précision d'écriture impressionnante et la caméra est d'une perfection sans nom.
++ Heavenly Creatures, Jackson, Nouvelle-Zélande, UK et Allemagne, 1994
Très certainement mon préféré de la liste! Le film est très étrange dans la filmographie pour le moins inégale de Peter Jackson. Avec une « cinématographie douteuse mais extrêmement réussie » à la Lynch, on sent dans ce film le réalisateur de Bad Taste et de Braindead. Les dialogues sont magnifiquement écrits et le scénario est d'une construction exemplaire. Ce film, sweet et tragique, raconte la relation d'amitié absolue, puis d'amour, entre deux jeunes femmes rêveuses et charmantes. Des scènes en stop-motion assez particulières se mêlent au récit.
++ Mulholland Dr., Lynch, États-Unis, 2001
Ce n'est pas le meilleur film de Lynch. Loin de là! Il mérite quand même de se retrouver en haut d'une telle liste. Un film moyen de Lynch, ça demeure un film exceptionnel. Il contient plusieurs moments très forts et les scènes de lesbiennes font partie de ceux-là.
++ Les Biches, Chabrol, France, 1968
Je ne suis jamais certaine d'aimer les films de Chabrol (sauf Betty et La cérémonie qui sont vraiment très bons). Les Biches pourrait se passer des scènes sans but avec les deux guignols. L'esthétique de la nouvelle vague française est mise à profit dans ce scénario qui porte sur un triangle amoureux entre un jeune architecte (Trintignant) et deux femmes bisexuelles (Audran et Sassard).
++ The Hunger, Scott, UK, 1983
Un film de vampires sensuels mettant en vedette David Bowie, ça se passe presque de présentation. La vampire bisexuelle, incarnée par une fort élégante Catherine Deneuve, décide de faire d'une scientifique son prochain grand amour. Comme tout film qui se respecte, ses désirs, après des scènes d'amour torrides et éminemment quétaines, tournent au tragique.
++ Bound, Wachowski Brother's, États-Unis, 1996
Très inspirée par Blue Velvet, une femme fatale et une butch décident de se lancer dans les plaisirs du crime pour obtenir un gros montant d'argent. Elles pourront ensuite tout quitter et vivre d'amour et d'eau fraîche. Les scènes de sexualité sont des pièces d'anthologie. J'ai lu qu'elles avaient été chorégraphiées par une éminente féministe, ce qui explique le réalisme, je suppose.

+ Swimming Pool, Ozon, France, 2003
Comme Mulholland Dr. pour Lynch, ce n'est pas le meilleur d'Ozon. Je voulais un film de URST (Unresolved Sexual Tension) et c'est lui! Il s'agit d'un Mort à Venise au féminin. Une écrivaine de roman policier (Rampling) se retire à la campagne pour écrire et devient obsédée par la fille de son éditeur (Sagnier).
+ 8 femmes, Ozon, France, 2002
C'est une sympathique comédie musicale avec une brochette d'actrices françaises connues. Elles forment presque une société secrète de lesbiennes, puisque peu à peu on découvre l'ensemble des relations entre elle. C'est un peu téléroman, mais c'est amusant.
+ High Art, Cholodenko, Canada et États-Unis, 1998
Après le début wannabe intello un peu pénible, le film se révèle détenir une certaine profondeur. La réalisation est assez maîtrisée, même si la force se situe surtout dans le scénario et dans le personnage de la photographe torturée. Déchirée entre une belle jeune femme ambitieuse qui l'admire et son amoureuse - une ancienne actrice tragique et intransigeante qui est de plus en plus affaiblie par la drogue -, la photographe recommence à frayer avec le milieu professionnel. Le film eût pu être beaucoup plus puissant. À mon avis, la caméra n'aurait jamais dû montrer aussi explicitement les photos du personnage principal.
+ Fucking Åmål, Moodysson, Suède et Danemark, 1998
Un film d'adolescentes plus fin qu'il n'en paraît au premier abord. La relation entre les deux jeunes filles débordent de clichés. Le film est néanmoins un portrait sensible d'une relation amoureuse qui commence avec quelques déchirements.
+ Boy's don't cry, Peirce, États-Unis, 1999
Un film culte avec lequel je suis plus ou moins à l'aise. Peu importe mes réserves, le film est d'une qualité certaine. Le relation amoureuse entre une jeune fille et une transgenre se déroule dans une petite ville du Nebraska peu ouverte aux amours hors-normes.
+ Picnic at Hanging Rock, Weir, Australie, 1975
Un autre URST! Je ne sais si le réalisateur voulait délibérément recréer une atmosphère proustienne. Il n'en demeure pas moins que c'est par Proust que je comprends ce film plutôt obscur. Le film est dans l'ensemble médiocre, mais il capte l'imaginaire par son suspense bien mené et sa fin ouverte. Une des jeunes filles d'un collège privé australien est comparée par sa professeure française à un personnage d'un tableau de Botticelli. Dans la Recherche, on se rappelle tous, bien sûr, que Swann ne cesse de répéter à quoi point Odette ressemble à une femme d'un tableau de Botticelli. Malgré quelques amours lesbiens exposés, la sexualité qu'on imagine entre trois jeunes filles et une professeure n'est jamais explicite. Comme le narrateur proustien qui soupçonne Mlle Vinteuil d'apprendre à Albertine et aux autres les amours saphiques, la belle jeune fille blonde, que tout le monde désire tant, semble conduire les autres femmes vers des plaisirs illicites.

o Naked Weapon (Chek law dak gung), Ching, Hong Kong, 2002
J'aime beaucoup ce film dont l'atmosphère ressemble à Battle Royale. Des fillettes sont kidnappées et amenées sur une île où elles s'entraînent pour devenir des ultra-tueuses. À la fin de l'entraînement, alors que les fillettes sont adultes, les dirigeants de l'île les obligent à se battre à mort pour découvrir l'ultime tueuse entre elles. Une histoire d'amour entre deux des tueuses rend les combats à mort encore plus tragiques.
o D.E.B.S., Robinson, États-Unis, 2004
C'est vraiment un plaisir très coupable! Ah mais ce film est si amusant. Des espionnes en costumes d'écolière doivent suivre la trace d'une ultra-criminelle. La criminelle, Lucy Diamond, tombe amoureuse d'une des policières à ses trousses. Amy Bradshaw, la policière aux jambes infinies, parfaite et angélique est promue à un grand avenir. Elle se laisse néanmoins enlever par la vilaine Lucy pour vivre leur passion illicite et improbable.
o Loving Anabelle, Brooks, États-Unis, 2006
Ce film, qui raconte l'histoire d'amour entre une professeure et sa jeune étudiante rebelle, est vraiment très mauvais. Le jeu de l'actrice qui incarne la professeure est quand même intéressant. La rebelle, par contre... c'est pathétique.
o Imagine You and Me, Parker, UK, 2005
Ne le dites pas trop fort, mais j'aime un peu les comédies romantiques (enfin parfois en secret!). C'est le scénario de la comédie romantique typique dans lequel on a greffé une histoire de lesbiennes. Un personnage de fleuriste, c'est quétaine, mais tellement irrésistible. Il ne faut pas porter attention à l'"humour".
o Lost and Delirious, Pool, Canada, 2001
Un simple attachement sentimental que j'expose! C'est très mauvais, surtout la scène ridicule de danse.

- Better than Chocolate, Wheeler, Canada, 1999
Il y a une scène ridicule avec du body painting! Je n'ai pas besoin d'en dire plus.
- Anne Trister, Pool, Canada, 1986
La transformation du studio de l'artiste pendant le film est vraiment fascinante, mais quel film horrible.
- La Répétition, Corsini, France, 2001
Aaaaah! Ben il y a Pascale Bussières, c'est le seul élément intéressant. Emmanuelle Béart est cruelle, deuxième élément un peu intéressant.
- When Night is Falling, Rozema, Canada, 1995
Aaaaah! Ben il y a Pascale Bussières, c'est le seul élément intéressant. D'un quétaine à se flinguer, ce n'est pas cute!
- Freeway 2: Confessions of a Trickbaby, Bright, États-Unis, 1999
Quel film dégoutant! C'est un b-movie dans la pure tradition du genre. Le thème principal est le vomi, ce qui m'empêche d'en apprécier l'aspect comique, que je ne trouvais d'ailleurs pas si drôle. Même le beau Vincent Gallo en travesti ne vient pas sauver le film, c'est dire!
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[Jul. 23rd, 2008|07:48 am]

ecstaticplastic


J'écoutais ça quand j'étais petit.

Acid tabs, anyone?
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Une trace d'humanité [Jul. 23rd, 2008|06:36 am]

myskha
[Current Location |Bureau jaune]
[Current Music |Tindersticks - A Marriage Made In Heaven, Vertrauen II, Raindrops]

Devant certaines choses, je ne peux que perdre mes moyens. Comme les regards compatissants. Récemment, j'ai reçu trois regards compatissants de la part de trois individus de ma connaissance, certains plus près, d'autres beaucoup moins.

Pour celui qui est capable de le recevoir - il y a de plus malheureux qui ont, hélas, perdu cette capacité en cours de chemin -, il s'agit d'une expérience extraordinaire. Bien au-delà du plaisir narcissique de sentir quelqu'un s'intéresser un tant soit peu à mon sort, je me suis sentie bouleversée d'apercevoir cette trace d'humanité chez autrui. Dans les trois cas, il n'y avait pas lieu de m'étonner. Il s'agit de personnes envers lesquelles j'ai de l'affection. Et pourtant, même chez des gens qui nous sont sympathiques, la compassion est si rare qu'on est forcément bouleversé quand on en reçoit la marque.

Non seulement ces trois individus que j'aimais déjà me sont-ils parus encore plus admirables d'exprimer cette vertu si rare, mais c'est l'humanité tout entière qui y a gagné à mes yeux. Ainsi donc la compassion existe en ce monde... Pour peu, je me mettrais à croire que l'humain n'est pas si mauvais.
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[Jul. 22nd, 2008|06:06 pm]

ecstaticplastic
hey montreal! our collective ( albeit involuntary ) rain-o-thon is doing great! :)
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Sur quelques plaisirs du jour [Jul. 22nd, 2008|02:09 pm]

mmelovecraft
Je vis des bonheurs trop grands pour une seule personne. En attendant le retour de la mélancolie, parce que la vie est ainsi faite, je vais partager deux de mes plaisirs du jour. J'ai une méthodologie pour mon projet de thèse! Jusqu'à ce que Paule m'explique une façon de rendre intéressante et pertinente cette chose-là, je ne savais même pas ce que je devais écrire dans cette section de l'examen doctoral. Ce fut bien dur de me convaincre et de me plier à l'exercice de la méthodologie. Je trouvais ça trop scolaire. Il est temps que je l'accepte, je suis une « sage petite fille d'école » qui fait des choses dites scolaires. Pour enfoncer le fer dans la plaie, j'ai même commencé le passage que j'ai rédigé aujourd'hui par « Ma méthodologie se divise en trois axes... ». Je dois avouer que je suis heureuse en relisant mes trois axes. Je viens de comprendre par le biais de cet exercice pourquoi j'étudiais en sémiologie - ce qui est très bien - et que mon projet se tenait déjà tout seul. Il possède une structure que je sous-estimais. Voilà ce qu'on apprend à l'école : il faut faire des trucs qui nous semble peu pertinents pour arriver à pousser son travail et pour comprendre la pertinence des exercices.

Autre moment de plaisir, je suis allée à la bibliothèque chercher un article sur l'hacktivisme. Marianne m'avait donné la référence hier puisque je travaille, paraît-il, sur un article sur l'hacktivisme. Lorsque je suis arrivée devant la revue, il s'agit d'un numéro entier de la revue Critique consacrée aux Pirates! Le logo de Pirate Bay est sur la très sérieuse revue fondée par Georges Bataille.
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Surnom [Jul. 22nd, 2008|07:34 am]

capucines
La jeune demoiselle qui me sert mon café à chaque matin au Tim Hortons près de mon travail m'appelle dorénavant Miss Beautiful Hair...

Et j'adore cela...
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Effondrement [Jul. 22nd, 2008|07:02 am]

myskha
[Current Location |Bureau jaune]
[Current Music |The Postal Service - Against All Odds]

Par les temps qui courent, je repense à certains des moments les plus éprouvants que j'ai vécus dans les derniers mois - il y en a quand même un certain nombre - et plutôt que de me réjouir d'avoir parfois échappé au pire, je frémis d'angoisse en pensant aux périls évités. J'ai beau n'avoir jamais eu quoi que ce soit à craindre, à chaque fois que me reviennent en tête, je sens le sol s'effondrer sous moi. Et je maudis tout ce qui a provoqué en moi cette angoisse. Parfois, je me sens si peu apte à revivre, même une fois, ces instants insupportables que je foutrais tout en l'air. J'aurais envie de détruire moi-même tout ce que je redoute de perdre de crainte de le sentir arraché à moi.
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Ça passera [Jul. 21st, 2008|10:24 pm]

myskha
[Current Location |Bureau jaune]
[Current Music |The Organ - Sinking Hearts, Love, Love, Love]

Les temps sont durs, mais ça passera. Tout passe. Le pire comme le meilleur.

Heureusement que je suis d'un naturel optimiste. Oh si. Beaucoup plus que vous n'imaginez.
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i'm gonna destroy this stupid losey planet. [Jul. 21st, 2008|02:50 am]

lilybutter
[Tags|]

I fucking hate you and this stupid world is disgusting shit and i'm gonna destroy this repugnant lousy planet.

i like digging in the trash and listening to music )
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Tout se tournerait de nouveau contre moi [Jul. 20th, 2008|09:26 pm]

mmelovecraft
[Current Music |Joy Division]

Je suis fascinée par une phrase de Chateaubriand. Je la cite dans le texte d'Antoine Compagnon: « De Maistre, Chateaubriand, Baudelaire, ou encore Nietzsche, fondateurs de la tradition antimoderne, fondée sur un paradoxe - 'Je plaide une cause où tout se tournerait de nouveau contre moi, si elle triomphait', admettait Chateaubriand -, est un prodigieux engrenage rhétorique. L'énergie du désespoir, la vitalité désespérée donnent une éloquence qui peut toucher au sublime. Prophète de malheur, l'antimoderne a toujours raison en annonçant les catastrophes » (Les antimodernes, p. 137). Ce livre est une lecture stimulante et passionnante. Je dois vous avouer que ce n'est pas une lecture facile pour moi. Je ne suis pas habituée à des ouvrages d'histoire littéraire. Je développe mon goût pour l'histoire littéraire avec beaucoup de volonté.

Avec la Kulturindustrie, l'homme d'aujourd'hui ne sait plus développer son goût. On n'apprend plus qu'il faut aller souvent contre notre nature - la nature paresseuse - pour découvrir le plus fascinant. On ne fait même plus le choix de la paresse, à mon avis, en toute connaissance de cause. On ne sait même plus qu'il existe un autre monde. Selon moi, tous les écrivains devraient plaider comme Chateaubriand une cause qui se retournerait contre eux si elle venait à triompher. Le rôle de l'écrivain est d'être le trouble-fête. Ce dernier oublie aussi trop souvent son rôle.

***

Je regarde plein de films. Je devrais me forcer pour écrire à leur sujet, sinon je vais tout perdre. Ma mémoire n'est pas à toute épreuve. Je me force pour écouter des films plus riches depuis quelques jours. Je suis une vraie cinéphile après tout. Je le dis en toute modestie. En fait, de nos jours, tout le monde se pense « cinéphile » parce qu'ils aiment très fort le cinéma. Comme tout le monde se croit « mélomane » parce qu'ils écoutent de la musique régulièrement. Ils ne remarquent pas que tout le monde adoooore la musique et le cinéma. On ne devient pas cinéphile ou mélomane que par amour, tout est une question de travail! Le travail, toujours, c'est ce qui compte!

J'ai vu Salesman des frères Maysles dernièrement. Le film est un documentaire sur des vendeurs de Bible. Je ne suis pas très férue de documentaire. Je ne me prononcerai pas trop sur l'esthétique. Le sujet du film est vraiment impressionnant. Nous voyons les vendeurs de Bible à l'oeuvre, les réunions de motivation et les longs voyages en voiture. On sent un événement venir, mais il ne se produit jamais. Un des vendeurs plus âgés commence à vendre moins que les autres. Les frères Maysles filment longuement son visage découragé et triste. Ils captent même les moments où un sens de la survie inébranlable s'empare de lui. Au début du film dans une des réunions, le chef avait mentionné très clairement que les mauvais vendeurs perdraient leur emploi. Il faut garder la touche dans la Bible's business. Le film s'intéresse aussi à la vente de cet objet précieux - ce sont des Bibles illustrées très luxueuses - à des familles pauvres. De nos jours, alors que le livre, que la littérature, n'a plus de valeur - ou si peu -, c'est toujours incroyable de voir tant de prestige associé au livre. C'est justement le livre comme symbole précieux qui tue la littérature. Comme l'écrit Adorno, il n'y a rien à gagner des livres en parfaite condition. Le livre ne doit pas être un objet précieux, c'est à la littérature qu'il faut s'attacher, c'est elle qu'on doit respecter, non à son média.

Dans un tout autre ordre d'idée, j'ai regardé C'est arrivé près de chez vous, que je ne connaissais pas. Ça rend Behind the Mask : The Rise of Leslie Vernon beaucoup moins intéressant. Leslie Vernon est une pâle copie du film belge. C'est arrivé près de chez vous est un film radical et réellement malsain, ce qui n'est pas le cas de l'autre. Il est en plus cinématographiquement beaucoup plus intéressant. La performance de Benoit Poelvoorde en tueur en série un peu dandy, sympathique et désagréable en même temps, constitue bien sûr l'élément qui retient d'emblée l'attention. Ça me fait revoir autrement son rôle dans Entre ses mains, le film d'Anne Fontaine pour lequel j'ai beaucoup d'attachement. Je ne dirai pas que le tueur en série est un antimoderne, mais il a certes quelque chose de l'antimoderne. Comme Leslie Vernon est le trouble-fête de la société hyperfestive. Je crois que cette piste de l'anitmoderne pourrait mener à quelque chose de bien. La scène où le tueur en série critique l'architecture utilitaire est un moment clé du film à mon avis, même s'elle passe complètement inaperçu dans le récit.

***

J'ai aussi visionné quantité de films de lesbienne. Je devrais trouver un moment pour écrire à ce sujet.
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Les questions [Jul. 20th, 2008|06:21 pm]

mmelovecraft
Pour renouer avec d'anciennes traditions, je réponds au tag de Julie :

Les réponses )
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Décision [Jul. 20th, 2008|03:10 pm]

capucines
Je vais l'acheter en anglais, dans 13 jours... Après voir parcouru le premier chapitre de Midnight Sun, soit la version Edwardienne du chapitre un de Twilight. À ma grande surprise, j'ai tout compris. N'ai loupé que quelques mots, sans plus.

Je vais acheter Breaking Dawn en anglais. Le plus long jamais écrit par cette auteur : plus de 800 pages.
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Un truc qui n'intéresse personne mais qui est amusant [Jul. 20th, 2008|12:49 pm]

myskha
[Current Location |Bureau jaune]
[Current Music |Trans-X - Vivre sur vidéo]

Je ne réagis pas souvent aux tags et je ne poste plus de quiz depuis un moment, mais puisque je suis dans une phase nostalgique - ô horreur -, succombons à quelques plaisirs coupables. Et puis je ne peux pas résister à quelqu'un qui a d'aussi beaux yeux et une poitrine spectaculaire! :p

Allons-y! )
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[Jul. 20th, 2008|10:54 am]

wild_lilly
[Current Mood | sarcastic]

Wow!

Today is gonna be such a beautiful sunny day.
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Carcan [Jul. 20th, 2008|07:57 am]

desir_obscur
Tandis que je parcourais, après avoir soumis la mienne, les propositions des autres participants du projet Le Baiser de la matrice, je me suis sentie profondément affligée. La majorité des gens soulignaient la grandeur de Proust, plusieurs projetaient de lire devant leur bibliothèque. Évidemment, c'est quétaine, chromo à l'os, mais si ce n'était que ça... Je veux dire: si seulement la quétainerie n'était qu'une faute de goût! On associe le kitsch à une faute de goût parce qu'on sous-estime sa gravité. La vérité, c'est que le kitsch est le témoignage d'une absence d'expérience réelle. On s'enferme dans des représentations figées parce que, incapable d'un contact personnel avec le monde, on ne peut se rabattre que sur des représentations figées. Proust, grand écrivain, sera éternellement condamné à demeurer enfermé dans des bibliothèques et autres lieux prestigieux. Or, c'est n'importe où ailleurs que devant une bibliothèque qu'il faudrait lire Proust. Je me suis complue dans la grossièreté, pour ne pas déroger à ma marque de commerce, mais il y avait tant d'autres lieux à utiliser! Se contenter, en parlant de Proust, d'évoquer uniquement sa grandeur c'est témoigner de l'échec de la littérature, de l'échec à laquelle nous l'avons acculée en la magnifiant. Comme si quiconque ne pouvait plus lire Proust qu'en se répétant à chaque page « Voilà de la grande littérature! », comme si on ne pouvait plus le lire qu'en se sentant tout plein du prestige dont on le croit doté. Horrible injure!
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i'm starting life over as a mentally ill gutter snipe. but more so... [Jul. 19th, 2008|08:09 pm]

lilybutter
[Tags|, ]

IVE REALISED RECENTLY THAT MY NICE NEW BRAIN DAMAGE, CERTIFIED BY LOUISIANA STATE UNIVERSITY HOSPITAL, IS GIVING ME MORE BETTER SUPER POWERS LIKE FOR THE DISCUSSION I HAVE REGULARLY WITH THE UNDERGROUND CONCERNING OUR ACTIVITIES. AND THE ELITIST OF THE UNDERGROUND ALL HAVE SCHIZOPHRENIA, DRUG ABUSE CEREBRAL REWIRING, OR OTHER BUBBLE OFF PLUMB POWERS. also there was this skinny scrappy psycho kid i was hanging out with and he was trying to get me to hang out and get anialated wasted with him and show me his fucked up stomach from getting bayoneted in the Iraqistan war. well allegedly he kinna liked me. i thought his disembowelment scar was totally hot, and me beign a decade older than him is bullshit anyways... but they d just rebuilt my left eyesoket and i still only had 1 minute of short term memory and pissed my self every so often so the timing was a little off for me. I was gonna say something else about the difference between crushing on self destructive people who survived attemps to kill them verses crushes on self destructive people who are junkie who are hindered sexually by their junk enlightened meta existential crisis. i was gonna say that but then i thought to myself ~what the fuck am i going on about?.... and i still gotta sew myself a dress for this meeting with the queen of the vampires i gotta go to. )
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La tentation de l'autodafé [Jul. 19th, 2008|06:34 pm]

mmelovecraft
[Current Music |Genesis - Supper's Ready]

Je ne sais plus ce que je dois faire. Devrais-je abandonner une quinzaine de pages de texte qui représentent des heures impressionnantes de travail et recommencer à nouveau? Ou tenter encore une fois de les retravailler? Il y a des bons passages, mais le ton est naïf. Ça m'énerve un ton naïf! Bon, je recommence pour vrai maintenant. Je dois détruire pour vrai les anciennes pages. Je devrais organiser une destruction spectaculaire.

***

Il n'y a rien de mieux que de se consacrer à l'activité littéraire un samedi soir.

***

Je sauve de la destruction un seul passage parce que je l'aime bien :

« Le seul trait masculin qu’on aurait pu trouver chez Georgia, qui n’en était peut-être même pas un en réalité, c’était ses oublis. Elle me disait souvent : « Je suis désolée, j’ai oublié ». Parfois, elle me disait aussi: « Ah je ne savais pas », alors que j’étais certaine de lui en avoir parler quelques jours avant. Je me méfiais d’elle. À mon avis, George retenait tout. Elle feignait l’oubli. Une façon pour elle de me montrer qu’elle n’avait besoin de personne. »

C'est toujours amusant de voir qu'on arrive à se décrire soi-même en parlant à la troisième personne.
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